Site Maurice Blanchot et ses contemporains

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 1 novembre 2005

Dernière pétition signée par Blanchot.

Dernier geste politique publique de Maurice Blanchot. Signature en 2002 d'une pétition contre la guerre en Irak.

Lire la suite

samedi 22 octobre 2005

Appel à contribution "Maurice Blanchot politique"

Le comité de rédaction de la collection "Compagnie de Maurice Blanchot" envisage la parution en automne 2006 d’un dossier consacré au politique dans l’œuvre et le cheminement intellectuel de cet auteur. Intitulé Maurice Blanchot politique (en écho avec l’étude de Francis Marmande consacrée au parcours politique de Georges Bataille), le recueil vise à donner une vision d’ensemble de la question.

Lire la suite

samedi 14 mai 2005

Antoine Philippe, "Les temps du terrorisme et de la dissidence de Maurice Blanchot" (Reproduction interdite)

L’œuvre de Maurice Blanchot entretient une relation particulièrement ambigüe au temps. D’une part, pendant pratiquement toute sa vie, Blanchot a fait preuve d’un intérêt pour la littérature inchangé, continu, inaccessible à l’usure du temps. De plus, en laissant la critique dans l’ignorance de son passé, il a semblé vouloir donner de lui-même une image d’Epinal, celle de l’écrivain « dégagé » des influences du temps par excellence, entièrement sublimé dans l’atemporel de l’« espace littéraire ». Mais, en même temps, son œuvre se caractérise par un changement générique perpétuel qui invite le critique à la penser en périodes discontinues ayant chacune leur temporalité propre. Cette dialectique du continu et du discontinu s’est compliquée encore davantage lorsque des « démystifieurs » (en particulier Jeffrey Mehlman et Philippe Mesnard) sont venus déterrer son passé de journaliste dans la presse d’extrême-droite d’avant-guerre, non pour réveler un autre Blanchot, mais pour proposer ses articles politiques oubliés comme la clé de son œuvre si hermétique. Selon eux, Blanchot aurait toujours été fidèle à son premier engagement malgré l’apparence du contraire et son « silence » servirait essentiellement à couvrir sans le renier un passé coupable d’antisémitisme, de fascisme, et de terrorisme.

Lire la suite

dimanche 3 avril 2005

Arthur Cools. Littérature et engagement

L’étude suivante se présente comme une lecture diachronique et contextuelle des critiques littéraires et politiques de Maurice Blanchot, publiées entre 1931 (année de la première publication de Blanchot) et 1943 (publication de Faux pas). Elle a été réalisée comme un mémoire de licence en langues romanes à l’université catholique de Leuven (promoteur : Prof. dr. K. Geldof) pendant l’année académique 1994-1995, c’est-à-dire avant les publications de Philippe Mesnard (Maurice Blanchot. Le sujet de l’engagement, 1996), de Lesly Hill (Maurice Blanchot. Extreme Contemporanity, 1997) et de Christophe Bident (Maurice Blanchot. Partenaire Invisible, 1998). Dans ces publications, les écrits de Blanchot des années trente sont amplement présentées et discutées. Ce n’est pas ici le lieu de prendre position à l’égard de ces travaux. Il me semble toutefois que les recherches développées dans mon mémoire de licence s’en distinguent pour trois raisons.

Tout d’abord, il s’agit d’une recherche qui prend appui sur l’ensemble des textes – à l’exception près des critiques littéraires publiées dans les années ‘34 et ‘35 dont je n’étais pas informé lors de la rédaction. Ce corpus des textes est interprété et analysé dans l’ordre chronologique de leur publication – évolution qui circonscrit leur enjeu révolutionnaire – et en rapport avec le contexte hétérogène dans lequel ils cherchent à délimiter une position de dissidence. Ensuite, ce n’est pas tant la question de l’engagement qui se trouve au centre de mes recherches, mais bien plutôt le rapport entre littérature et engagement. C’est ce rapport qui se réfléchit sans cesse dans les écrits de Blanchot des années trente, soit-il dans une critique littéraire ou politique. Aussi les deux thèses que j’ai cherché à développer s’énoncent-elles de la façon suivante : l’on ne comprend rien à l’engagement de Blanchot si l’on ne tient pas compte d’abord de la primauté de la littérature et de même, l’on ne comprend rien au retour à la littérature si l’on ne tient pas compte de l’expérience politique de l’engagement. Autrement dit, il ne suffit pas de décrire le rapport de l’un à l’autre comme un rapport de dépassement ou comme un passage d’une position engagée dans le monde à une expérience d’écriture dans la nuit : c’est l’exigence et l’expérience mêmes de la littérature qui se redéfinissent à partir d’un idéal révolutionnaire (im)possible. Enfin, une telle approche est inspirée par la conviction qu’il importe d’examiner l’écriture de Blanchot en dehors de tout parti pris idéologique : il ne s’agit ici ni de révéler un ‘sale petit secret’ à l’origine de son œuvre, ni de minimiser son engagement politique dans les années trente comme un accident de parcours. Aussi longtemps que la signature de Blanchot dans ce contexte n’est mentionnée que pour mieux discréditer ou justifier son auteur, l’on ne réussit pas à montrer de quelle façon cette signature s’est cherchée, s’est tracée et s’est singularisée justement à partir de ces années trente.

Je remercie vivement Eric Hoppenot d’avoir voulu ouvrir le site Maurice Blanchot pour ce document.




Le 6 octobre 2003

Dr. Arthur Cools

Assistant de recherche

Département de Philosophie

Université d’Anvers

acools@*ua.ac.be

Lire la suite