Site Maurice Blanchot et ses contemporains

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lundi 31 octobre 2005

Philippe Mesnard, L’instance du témoignage entre littérarité et socialité. Séminaire au Collège International de Philosophie (Paris).

À partir de l’analyse de textes et de représentations caractérisés par leur référence aux camps de concentration et d’extermination nazis, on interrogera la place, la fonction et la valeur qu’occupent le témoin et son témoignage aux niveaux de la production et de la réception. Il s’agit, d’une part, d’identifier les dimensions aussi bien littéraires et artistiques que sociales de ces témoignages, d’autre part, de montrer qu’elles s’articulent au témoin qui est, ici, considéré comme instance de ce qu’il produit et, à la fois, comme acteur occupant une position centrale dans la société occidentale contemporaine. On montrera, d’une part, que pour définir le témoin l’attestation biographique ne suffit pas, mais qu’il est nécessaire de prendre en compte l’horizon d’attente et l’évolution de celui-ci, d’autre part, que les témoignages ne sont pas réductibles à un ensemble de données factuelles, mais que leur expression nécessite des dispositifs discursifs, narratologiques, fictionnels, qui les inscrivent d’emblée dans des cadres esthétiques et des cadres d’interprétation leur conférant une historicité.

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vendredi 28 octobre 2005

Hommage à Marguerite Duras. Lieux normands

"A Trouville pourtant il y avait la plage, la mer, les immensités de ciels, de sables. Et c'était ça, ici, la solitude. C'est à Trouville que j'ai regardé la mer jusqu'au rien. Trouville c'est une solitude de ma vie entière." Marguerite Duras, "Ecrire"

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mardi 25 octobre 2005

Colloque Barthes-Blanchot : une rencontre possible ?

Colloque à Rio (Brésil) du 9 au 11 novembre 2005. Consulat de France.

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dimanche 23 octobre 2005

Hommage à Borgès. La Bibliothèque.

"La Bibliothèque de Babel"

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samedi 22 octobre 2005

Appel à contribution "Maurice Blanchot politique"

Le comité de rédaction de la collection "Compagnie de Maurice Blanchot" envisage la parution en automne 2006 d’un dossier consacré au politique dans l’œuvre et le cheminement intellectuel de cet auteur. Intitulé Maurice Blanchot politique (en écho avec l’étude de Francis Marmande consacrée au parcours politique de Georges Bataille), le recueil vise à donner une vision d’ensemble de la question.

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"Maurice Blanchot, de proche en proche"

Ci-dessous les introductions des articles qui seront publiés dans le volume Maurice Blanchot, de proche en proche.
Parution, second semestre 2006.
Toute reproduction totale ou partielle de ces textes est strictement interdite.

Thierry Durand, "De l'amitié et de la grâce : Le temps de l'autre" (Texte intégral, reproduction même partielle interdite).

Le numéro "de proche en proche" fera paraître une version remaniée de l'article de Thierry Durand : la partie qui concerne le rapprochement entre Robert Antelme et Maurice Blanchot.

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Manola Antonioli, "Maurice Blanchot et Michel Foucault : hétérotopies" (Extrait. Article à paraître. Reproduction interdite)

La multiplicité n’est ni axiomatique ni typologique, mais topologique. Le livre de Foucault représente le pas le plus décisif dans une théorie-pratique des multiplicités. Telle est aussi, d’une autre façon, la voie de Maurice Blanchot dans la logique de la production littéraire qu’il élabore : le lien le plus rigoureux entre le singulier, le pluriel, le neutre et la répétition, de manière à récuser tout à la fois la forme d’une conscience ou d’un sujet, et le sans-fond d’un abîme indifférencié. Foucault n’ a pas caché la parenté qu’il éprouve à cet égard avec Blanchot.

      Gilles Deleuze, Foucault

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Stéphane Lavauzelle, "Claude Louis-Combet et Maurice Blanchot : deux espaces de l'oeuvre vaine" (Extrait. Article à paraître. Reproduction interdite)

« Que pourrait-il y avoir, que pourrait-il se passer, si l’écriture venait à s’épuiser, si l’homme qui avait misé sur le texte pour devenir une vaste part de soi-même, renonçait à sa volonté d’expression, s’effaçait ? » Claude Louis-Combet, dans un texte bref mais révélateur, ô combien, de sa démarche et de ses préoccupations, repose, quelque jour, la question qui a engagé tout le siècle sur la voie d’un épuisement sans issue.

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Felip Marti Jufresa, "Webern atteint de fragmentaire" (Extrait. Article à paraître. Reproduction interdite)

Cet article essaye d'explorer le rapport entre la pensée blanchotienne du fragmentaire et la musique de Webern. Au départ il prend la forme d'un commentaire d'"Ars nova" , le seul article que Blanchot ait publié à propos d'une musique (et encore puisque son motif principal est le Docteur Faustus de Th.Mann). Mais c'est aussi au sein même de la réflexion de Blanchot sur la littérature et la pensée qu'il puise les notions permettant ce télescopage. Ce rapport dégage l'interprétation de la musique de Webern du champ sémantique de l'ascétisme, de la concentration, de la rigueur et d'une énergétique de l'aphorisme trop masculine, pour atteindre une pensée de la faiblesse, du temps de la survivance, l'idée d'une inscription musicale féminine de la mort.

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Filippo Secchieri, "Il respiro ermeneutico del frammento" (Le souffle du fragment) (Extrait. Article à paraître. Reproduction interdite)

Ciò che del mondo reale può essere ‘afferrato’, si presenta sempre nelle forme mediate e secondarie di una proposizione sul mondo. D’altra parte, il mondo acquista la possibilità di significare, poco importa se qualcosa o nulla, soltanto trasformandosi in una serie di segni coinvolti in una rappresentazione che lo raffigura interpretandone l’angolo di incidenza verbale anziché rifletterne l’immagine. Disegno, destino circolare e di ragguardevole sostanza aporetica che si rinnova ogniqualvolta il soggetto sia portato a confrontarsi con l’esistenza dell’alterità, nel corso della relazione oggettuale o interpersonale così come lungo la china della conoscenza interiore.

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Hannes Opelz, "Blanchot, Valéry, et "l'oeuvre" " (Introduction. Article à paraître. Reproduction interdite)

Au-delà du travail remarquable qu’est son essai biographique (comme le dit si justement son auteur) sur Maurice Blanchot – biographie d’autant plus difficile, d’autant plus nécessaire, d’autant plus illusoire, qu’elle cherche à élucider la vie, l’écriture, la vie de l’écriture d’un écrivain pour qui « il n’y a pas de biographie pour la graphie » –, Christophe Bident fait partie de ces fins lecteurs qui, en moins d’une phrase, en moins d’une note en bas de page, entrouvrent de nouvelles voies, entrevoient des ouvertures sur des territoires jusqu’alors inexplorés.

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Zoltan Popovics, ""Mourir sans mort" Blanchot et Bataille sur la mort"(Introduction. A paraître. Reproduction interdite.)

Nous supposons que la mort existe, elle est, et nous serons morts si la mort est présente pour nous. Ce présent, où nous supposons que nous mourons, peut être nommé le temps de la mort, ou par l’expression de Blanchot, « le temps mort ». Blanchot écrit : « le temps mort est un temps réel où la mort est présente, arrive… ». Blanchot ajoute cependant : ce présent de la mort « arrive, mais ne cesse pas d’arriver », comme si ce présent ne pouvait pas se présenter par sa présentation, comme si elle, en arrivant, ne pouvait pas arriver.

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Hudson Moura, "L’expérience et l’infini face à l’exil chez Tarkovski : de Bataille à Blanchot" (Introduction.Reproduction interdite. A paraître.)

Résumé Ce texte relie la question de l’expérience humaine de l’exil aux concepts de l’expérience-limite chez Blanchot et l’expérience intérieure chez Bataille. A partir de ces deux concepts j’essaie de comprendre la raison qui fait entreprendre à l’homme les chemins de l’exil : Pourquoi partir en exil quand il s’agit d’un choix, et comment le faire devenir une expérience communicable ? Ces réflexions sont examinées dans le film Nostalghia (1983) d’Andreï Tarkovski, où le personnage Gortchakov se remet en question face à ses croyances et à son état d’exilé.

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Alain Milon, "Maurice Blanchot, lecteur de René Char ?" (Introduction. Reproduction interdite. A paraître)

Il y a Blanchot écrivain, Blanchot romancier, poète, commentateur, critique, observateur, mais derrière toutes ces expressions littéraires il y a surtout Blanchot lecteur. Comme lecteur sans concession, l’écrivain donne un sens singulier à la lecture. Mais, Blanchot lecteur n’est ni un critique érudit, ni un exégète, encore moins un historien de la littérature.

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Daïana Manoury, "Blanchot et Butor : pour une pensée métacritique du rêve fictionnel" (introduction, reproduction interdite. A paraître)

L'une des tâches de la critique devrait être de rendre impossible toute comparaison.Des écrivains peuvent être proches, les œuvres ne le sont pas. Il arrive qu'elles s'éclairent apparemment l'une l'autre et que, comme le dit T.S.Eliot, la dernière suscite et influence toute la littérature antérieure." (cf. « L'infini et l'infini », dans Henri Michaux ou le refus de l'enfermement).

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Vincent Teixeira, "Maurice Blanchot et Paul Celan, Voix sans visage, voix du silence" (Introduction. Reproduction interdite. A paraître)

Il faut écrire à partir d’Auschwitz, de cette blessure sans cesse ravivée. Edmond Jabès, Du désert au livre.

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Mathieu Biétlot, "Blanchot et Hegel : l'impossibilité d'en finir" (Introduction. Reproduction interdite. A paraître)

L’exercice philosophique dont est issu ce propos consistait à lire l’œuvre de Blanchot à la lumière ou dans l’ombre de la philosophie hégélienne. Confrontation périlleuse qui ambitionnait d’articuler une certaine continuité de la continuité et de la discontinuité entre un système philosophique totalisant, transparent et maîtrisant et une écriture dispersée, fragmentée et dissimulatrice.

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Thierry Tremblay, "La part divine ; Maurice Blanchot, Pierre Klossowski" (Introduction. Reproduction interdite. A paraître)

« Pour Pierre Klossowski, qui a réinscrit sur nos murs, lui donnant sa valeur d’éclat, le signe : Circulus vitiosus deus, et ainsi, comme par la main (doucement, perfidement), nous a conduits là où, depuis toujours et pour toujours, dans le temps hors temps, nous nous rencontrions, en compagnie des amis morts, mort et vivant ensemble avec eux . » Maurice Blanchot

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Céline Guillot, "Entre Blanchot et Char, Lascaux : « une épreuve de l’origine »" (Introduction. Reproduction interdite. A paraître)

Les poèmes de Char sur la découverte des grottes de Lascaux au lendemain de la guerre , La paroi et la prairie, inspirent à Blanchot l’évocation d’une scène originaire de notre histoire. Dans son article critique, intitulé La bête de Lascaux , sur les traces de Bataille (« Lascaux : ou la naissance de l’art » écrit en 1955), il y évoque la naissance de la philosophie avec Socrate, le moment où « le langage de la pensée » se sépare du langage qui se déploie dans le chant poétique, « la parole récitée de l’hymne » (La bête de Lascaux, p. 72).

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Jean-Luc Lannoy, "Une marche dans les régions frontières" (Introduction. Reproduction interdite. A paraître)

« Il faudrait se demander si un quasi mouvement qui, en tant que tel, présuppose essentiellement le mouvement au sens fort du terme, n’est pas nécessairement présent dans toute activité (…) impliquant le langage et le parler »Jan Patocka

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L'Epreuve du temps

__Quelques articles, extraits ou résumés dont l'ensemble paraîtra dans sa version complète dans le volume : L'Epreuve du temps dans l'oeuvre de Maurice Blanchot, éditions Complicités, coll. "Compagnie de Maurice Blanchot", parution automne 2005.

La reproduction des extraits est interdite.

Zoltan Popovics, "« Le temps mort », L’épreuve du temps dans l’écriture de Maurice Blanchot" (Introduction. A paraître. Reproduction interdite.)

Les œuvres de Maurice Blanchot caractérisent le temps comme quelque chose qui est « sans présent, sans présence ». Cette temporalité n’est pas constituée par les instants qui passent. Cette temporalité n’est pas une ligne irréversible, successive de présents qui passent. C’est pour cette raison que ce temps est nommé « le temps mort » ou « contretemps » par Blanchot.

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Thierry Laus, "La Lumière oubliée du temps" (introduction, reproduction interdite)

J’apprends à voir. Je ne sais pas à quoi cela tient, mais tout pénètre plus profondément en moi, sans s’arrêter à l’endroit, où d’ordinaire tout s’achevait. J’ai un intérieur, que j’ignorais. Tout y entre désormais. Je ne sais pas ce qui s’y passe.

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David Uhrig, "La dimension du subjonctif dans Aminadab de M. Blanchot" (Introduction. A paraître. Reproduction interdite.)

En arrêtant notre attention sur un aspect strictement formel d’Aminadab, nous voulons cerner un phénomène dont les implications débordent largement le strict cadre d’une étude grammaticale. L’analyse que nous proposons de certains segments d’Aminadab ne vise qu’à montrer comment, en certains endroits très significatifs du texte, la « structure » du français est tournée – chantournée – selon un projet poétique dont l’obsession est le temps.

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Gabriel Riera, Intrigue: "Au moment voulu" et/est l'épreuve du temps (résumé, reproduction interdite)

Il va être ici question d’une épreuve du temps et, si on peut le dire, de l’épreuve du temps même. Il y a quelque chose d’excessif et d’impossible dans cette épreuve qui nous laissera penser précisément ce que Blanchot appelle le “temps sans temps” ou “le temps de l’absence de temps,” c’est-à-dire, et parce qu’il n’y a pas plus qu’un temps, le temps même.

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vendredi 21 octobre 2005

Eric Hoppenot, "Maurice Blanchot et l'écriture fragmentaire : "le temps de l'absence de temps" (Introduction. Reproduction interdite, à paraître)

Dans Les Confessions, Saint Augustin articulait déjà la question posée par le temps à celle du langage : “ Qu’est-ce en effet que le temps ? Qui serait capable de l’expliquer et de le définir brièvement ? Qui peut le concevoir, même en pensée assez nettement pour exprimer par des mots l’idée qu’il s’en fait ? Est-il cependant notion plus familière et plus connue dont nous usions en parlant ? … Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, alors je ne le sais plus. ” (Les Confessions, livre XI, chapitre 14).

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