Site Maurice Blanchot et ses contemporains

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 14 mai 2005

Sixte Marcos, Le roman ''imparfait'' de Maurice Blanchot (début de l'article, reproduction interdite)

Ce n’est pas découvrir la figure dans le tapis, tel que l’imaginait Henry James, que d’essayer de dévoiler une structure profonde dans l’œuvre romanesque de Maurice Blanchot. Mais, à force de parcourir une œuvre qui s’énonce et se retourne sur elle-même en se reformulant et en se niant, le lecteur finit certes par développer une stratégie de suspicion et de défiance qui peut s’avérer assez pertinente parce que motivée par le texte lui-même. C’est le cas, nous semble-t-il, du roman Le Très-Haut (1948).

Lire la suite

Slimane Lamnaoui, "Le temps du « Toujours déjà »" (introduction, reproduction interdite)

La philosophie considère le temps comme un donné a priori de toute expérience. En tout, le temps fait son œuvre et tout est soumis à son épreuve. Dans l’œuvre de M. Blanchot ce concept offre un paradigme riche de métaphores littéraires où se déploie le destin de l’écriture. A sa façon, le temps est porteur des plus grandes questions de la création, de ses conditions dans une perspective génétique de l’œuvre et de son mouvement : où va la littérature ? d’où elle vient ?

Lire la suite

Antoine Philippe, "Les temps du terrorisme et de la dissidence de Maurice Blanchot" (Reproduction interdite)

L’œuvre de Maurice Blanchot entretient une relation particulièrement ambigüe au temps. D’une part, pendant pratiquement toute sa vie, Blanchot a fait preuve d’un intérêt pour la littérature inchangé, continu, inaccessible à l’usure du temps. De plus, en laissant la critique dans l’ignorance de son passé, il a semblé vouloir donner de lui-même une image d’Epinal, celle de l’écrivain « dégagé » des influences du temps par excellence, entièrement sublimé dans l’atemporel de l’« espace littéraire ». Mais, en même temps, son œuvre se caractérise par un changement générique perpétuel qui invite le critique à la penser en périodes discontinues ayant chacune leur temporalité propre. Cette dialectique du continu et du discontinu s’est compliquée encore davantage lorsque des « démystifieurs » (en particulier Jeffrey Mehlman et Philippe Mesnard) sont venus déterrer son passé de journaliste dans la presse d’extrême-droite d’avant-guerre, non pour réveler un autre Blanchot, mais pour proposer ses articles politiques oubliés comme la clé de son œuvre si hermétique. Selon eux, Blanchot aurait toujours été fidèle à son premier engagement malgré l’apparence du contraire et son « silence » servirait essentiellement à couvrir sans le renier un passé coupable d’antisémitisme, de fascisme, et de terrorisme.

Lire la suite

Waclaw Rapak, "Après coup de Maurice Blanchot – une postface anachronique" (début de l'article, reproduction interdite)

Si, au début d’ Après coup, c’est Stéphane Mallarmé qui fait autorité, le Mallarmé qui refuse à un auteur débutant de lui écrire un texte de présentation en ces termes : „J’abomine les préfaces issues même de l’auteur, à plus forte raison trouvè-je mauvais air à celle ajouté par autrui. Mon cher, un vrai livre se passe de présentation, il procède par le coup de foudre, comme la femme avec l’amant et sans l’aide d’un tiers, ce mari...”, le sens en est, paradoxalement, en partie le même et, à la fois, tout autre pour le texte de présentation qu’est Après coup.

Lire la suite

Yves Gilonne, "La figure du kairos ou « l’instant critique » dans l’œuvre de Maurice Blanchot." (début, reproduction interdite)

L’étude de la figure du kairos nous permet de recouper le partage souvent illusoire entre œuvre critique et œuvre fictive chez Blanchot en étudiant leur coïncidence à « l’épreuve d’une même » conception du temps celui de l’instant critique. L’instant de ma mort nous fournit alors une première « épreuve », la matrice conceptuelle, d’une certaine forme de temporalité qui dominera le reste de son œuvre et nous permet de comprendre le passage de l’instant critique de sa vie à une critique de l’instant.

Lire la suite

Alain Milon, "La fabrication de l'écriture à l'épreuve du temps" (introduction, reproduction interdite)

Plus que la question de la temporalité et les figures de l'oubli que l'on retrouve dans ses romans, c'est le statut de l'écriture et la manière dont, pour Blanchot, elle ouvre un espace dans lequel le temps se métamorphose, qui retiendra notre attention. En fait, Blanchot réfléchit, aussi bien dans ses propres essais que dans ses analyses littéraires sur Kafka, Proust ou Mallarmé, sur la façon dont l'écriture oblige le temps à prendre la forme de l'espace pour fabriquer un texte.

Lire la suite

vendredi 13 mai 2005

Jérémie Majorel, "Blanchot et l'hermeunétique, une relation accidentelle"

http://www.ens-lsh.fr/assoc/traces/archives/quatre/pdf/blanchot.pdf

mercredi 4 mai 2005

Sous la direction de Ricard Ripoll, "Stratégies de l'illisible", Editions Presses Universitaires de Perpignan, coll. Etudes, 2005, 200 p.

Ouvrage co-publié par le GRES (Groupe de Recherches sur les Ecritures Subversives), Université Automne de Barcelone. Membres, de l'Université de Barcelone : Nuria d'Asprer, Sixte Marcos, Genviève Michel, Ricard Ripoll ; membres étrangers : Jean-Michel Devésa (Université Bordeaux III), Eric Hoppenot (IUFM de Paris), Jean-Yves Laurichesse (Université de Perpignan) et par l'Equipe de Recherche VECT (Université de Perpignan). Cet ouvrage est constitué d'une sélection d'articles issus des communications faites au colloque du GRES "Stratégies de l'illisible", Barcelone, juin 2003.

Lire la suite

mardi 3 mai 2005

Maurice Blanchot / Marguerite Duras, Sur "Détruire dit-elle"

Texte de Blanchot sur le récit de Marguerite Duras "Détruire-dit-elle. Texte cité sur Remue-Net (http://www.remue.net/)

Lire la suite

Waclaw Rapak, " "Après coup" précédé par "Le ressassement éternel" de Maurice Blanchot, une lecture "

Editions Universitas, 2005, 288 p.

Lire la suite

Jean-Philippe Miraux, "Maurice Blanchot, Quiétude et inquiétude de la littérature"

Editions Nathan, coll. 128, 1998, 128 p. Brève, mais stimulante introduction à l'oeuvre de Blanchot.

Lire la suite

Georges Préli, "La force du dehors, extériorité, limite et non-pouvoir à partir de Maurice Blanchot"

Editions encres, 1977, 259 p. Un des premiers ouvrages consacrés à l'oeuvre de Blanchot. Le livre porte essentiellement sur les récits de Blanchot. L'une des premières réflexions sur le politique dans l'oeuvre narrative.

Lire la suite

lundi 2 mai 2005

Aïcha Liviana Messina, "Poser me va si bien", éditions POL

Aïcha Liviana Messina est doctorante en philosophie. Elle assure cette année un séminaire au Collège International de Philosophie sur "Le Temps tragique". Elle est membre du comité de rédaction de la collection "Compagnie de Maurice Blanchot".

Lire la suite

Philippe Mesnard, "Maurice Blanchot, Le sujet de l'engagement"

Editions L'Harmattan, 1996, 350 p.

Lire la suite

Christophe Bident, "Maurice Blanchot, partenaire invisible"

Essai biographique. Editions Champ Wallon, 1998, 638 p.

Lire la suite